Pré­cis de Magie Végé­tale

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Scutel­laire

scutellairescutel­laria lat­er­i­flora –Lami­acées
Skull­cap — Scutel­laire casquée

Peu con­nue en France, la scutel­laire est orig­i­naire d’Amérique du Nord. On peut cepen­dant facile­ment la faire pousser en France. A l’état sauvage, elle affec­tionne les milieux humides… les marais par exemple.

Elle fait par­tie de la famille des lami­acées : comme la men­the, le thym, la mélisse… et mesure jusqu’à 6080 cm de hau­teur.
Cette plante est util­isée de longue date par les Amérin­di­ens du Nord, Algo­nquiens ou Iro­quois, notam­ment pour faciliter un accouche­ment con­fort­able chez les femmes, et lors de rit­uels de purification.

Par­ties utilisées

On la trouve facile­ment au Québec en bou­tiques bio, en plante sèche ou en teinture

Pro­priétés en usage interne

  • Décon­trac­tante
  • Relax­ante mus­cu­laire et cérébrale
  • Anx­i­oly­tique
  • Tonique du sys­tème nerveux
  • Anti­dé­pres­sive légère
  • Séda­tive légère
  • Fébrifuge (fait baisser la fièvre)
  • Régu­larise aussi les cycles mestruels
  • Fait baisser le taux de cholestérol sanguin
  • Elle est béné­fique pour le coeur
  • Elle a un effet pro­fond et sub­til sur le mental

Dosage

Pour les dosages : une grosse cuil­lère à café de plantee séchée (feuilles) en infu­sion (10 min. ), ou 20 à 40 gouttes de teinture-​mère. Elle peut se pren­dre 3 fois par jour en cure de fond pour le sys­tème nerveux, ou ponctuelle­ment pour un stress pas­sager ou un tra­vail sur soi: si on veut l’utiliser sou­vent dans ce but, pren­dre de préférence une dose 3 fois moin­dre que la dose physique habituelle, voire une dose homéopathique.

Appli­ca­tions

Son intérêt est d’agir sur plusieurs plans : elle calme, mais n’endort pas : au con­traire, elle toni­fie le sys­tème nerveux, nous aidant à affron­ter les événe­ments, étant ainsi utile en cas de dépres­sion légère, ou pour un sevrage en douceur aux anti dépresseurs. C’est d’ailleurs la plante de sevrage par excel­lence aux drogues et médica­ments psy­chotropes de toute sorte. Elle agit sur les fameux récep­teurs GABA, impliqués dans la sen­sa­tion de bien être. Elle aug­mente le taux de séro­to­nine, l’hormone du «bon­heur». Au niveau physique son effet décon­trac­tant est éton­nant.
Je l’estime glob­ale­ment supérieure au milleper­tuis générale­ment recom­mandé en général pour ces usages car elle provoque moins d’effets sec­ondaires et inter­ac­tions éventuelle­ment indésir­ables. Mais je ne dis cela qu’à titre indi­catif, car cha­cun a sa sen­si­bil­ité per­son­nelle aux plantes, surtout en ce qui con­cerne le sys­tème nerveux et le mental.

Elle fait donc mer­veille en cas d’anxiété, d’état dépres­sif pas­sager ou durable, angoisse, insom­nie, stress, sur­me­nage, fatigue nerveuse, diges­tion dif­fi­cile due au stress, migraines et maux de tête, hyperactivité.

Elle est égale­ment utile pour régu­lariser les cycles men­stru­els. Elle est béné­fique pour le foie aux doses phy­tothérapeu­tiques, ce qui est un autre atout majeur par rap­port aux drogues chim­iques qui sont nocives pour cet organe d’importance cap­i­tale : c’est l’usine à trans­for­ma­tions de tout ce que nous absorbons, sur les plans physique (nour­ri­t­ure) ou sub­til (émotions).

A un niveau sub­til, elle favorise le calme men­tal, la médi­ta­tion, la lucid­ité : elle apaise, mais on ne doit pas chercher dans cette plante un moyen de fuir nos émo­tions. C’est bien ce qui fait son intérêt. Pour le tra­vail sur soi, elle est idéale. Elle favorise la prise de con­science des plans plus sub­tils de notre con­science, elle per­met une prise de recul salu­taire. Son énergie est féminine.

Contre-​indications

Elle présente peu de contre-​indications: elle peut être eupho­risante à haute dose, mais sans dan­ger. En cas de traite­ment avec des médica­ments psy­chotropes, con­sul­ter un médecin ouvert sur la phy­tothérapie si pos­si­ble, car des inter­ac­tions entre plante et médica­ment peu­vent tou­jours avoir des effets indésir­ables, comme de provo­quer exacte­ment les effets qu’on voulait apaiser.
La scutel­laire ne cause pas de dépen­dances aux doses phytothérapeutiques.

Ou trou­ver de la scutellaire

Pour en trou­ver sur le Net il faut l’appeler par son nom anglais «Skull­cap». Il faut éviter les «smart-​shop» qui vendent de la qual­ité déplorable tout en recom­man­dant des dosages extrav­a­gants. Je recom­mande ce site, tenu par des cul­ti­va­teurs de sim­ples 100% bio de l’Oregon (côte ouest des Usa ) : Moun­tain Rose Herbs

Et pour trou­ver des graines et même des jeunes plants chez Ethno­plants

scutellaire

Une vidéo sur la scutel­laire

par Flora Médic­ina (école d’herboristerie)

Arti­cle rédigé par Héol

Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.