Pré­cis de Magie Végé­tale

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Nénuphar, nufar ou nymphæa

nymphaea alba2nuphar luteumNymphæa alba et nuphar luteum
Lis des étangs, Reine des lacs, Nymphe des eaux, Lune d’eau, Jaunet d’eau, Aill­out d’eau
Nymphéacée

Bien qu’appartenant à deux gen­res dif­férents, Nymphæa et Nuphar, les nénuphars blancs et les nénuphars jaunes ont des pro­priétés com­munes. Les médecins de l’antiquité et ceux du Moyen Age ont fait grand cas de la vertu anaphro­disi­aque du nénuphar, ami de l’humide séjour, destruc­teur des plaisirs et poi­son de l’amour.

Le nom de Nymphæa tire sont orig­ine des nymphes, divinités des eaux. Quant à Nuphar ou nénuphar, il dérive du nom arabe de la plante, nilo­u­far. Le nélumbo ou fève d’Egypte provient du Nymphæa nelumbo, plante qui, dit-​on, est en même temps le lotus sacré des égyp­tiens et le Tamara de la reli­gion hindoue.

Par­ties utilisées

Fleurs (lotus blanc), rhi­zome (lotus blanc et lotus jaune)

Habi­tat

Europe, mares, étangs, riv­ières, eaux dor­mantes ou à très faible courant, jusqu’à 1100 métres

Prin­ci­paux con­sti­tu­ants connus

Nuphar­ine (alcaloïde), principe œstrogène, tanin, mucilage.

Pro­priétés

  • Cal­mant sex­uel (destruc­teur des plaisirs et poi­son de l’amour)
  • Anti­spas­mod­ique
  • Hyp­no­tique
  • Léger tonique car­diaque et respiratoire
  • Astringeant

Indi­ca­tions

  • Eréthisme géni­tal (pri­apisme, nymphomanie, pol­lu­tions nocturnes)
  • Insom­nies
  • Syn­drômes anxieux
  • Dysen­terie
  • Toux
  • Cys­tites, néphrites

Mode d’emploi

  • Infu­sion de fleurs ou de racine : 1 cuil­lère à café pour une tasse d’eau bouil­lante. Infuser 10 min­utes. 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas, dont une au coucher.
  • Ner­vo­sisme, ner­vosité : Infuser 30 gr de fleurs de nénuphar blanc ou 30 gr de racine de nénuphar jaune pour 1 litre d’eau bouil­lante, infuser 10 min­utes. Boire 2 tasses par jour.

Risques

Mon expéri­ence avec la racine de lotus séché… voilà un sou­venir gravé pour tou­jours dans ma mémoire !
C’était dans mes jeunes années, au print­emps, et mal­heureuse­ment céli­bataire, j’étais sub­mergée par des mon­tées de sêve par­ti­c­ulière­ment insis­tantes. J’en vins alors à chercher mon salut dans mes bouquins de phyto et je decou­vris le pou­voir anaphro­disi­aque du nénuphar. Juste­ment, j’avais quelques temps aupar­a­vant acheté dans une bou­tique bio un sachet de racine de lotus séché. Je ne con­nais­sais pas à ce moment-​là, les ver­tus de la plante mais j’avais été attirée par le côté exo­tique du produit.

J’en fis donc une décoc­tion que je siro­tais avec délec­ta­tion pen­dant toute une après-​midi. Le goût était très suave, vanillé. Sans doute avais-​je trop dosé mon breuvage et de le laisser décoc­ter toute l’après-midi avait-​il extrait trop de principes act­ifs… la réac­tion fut vio­lente. Tous mes mus­cles dev­in­rent en coton et mes intestins se vidèrent com­plète­ment. Mon ryhtme car­diaque avait beau­coup baissé et je suais à grosses gouttes. J’eu alors l’idée de me faire un café pour con­trer les effets et redonner un peu de tonus à mon organ­isme, la crise passa.

Les jours qui suivirent, je les pas­sais dans un état de zéni­tude digne d’un boud­dha… calme, sere­ine, présente ici et main­tenant, libérée de tout désir, de toute angoisse… je pen­sais avec amuse­ment à ces moines boud­dhistes qui con­nais­sent depuis bien longtemps les ver­tus du lotus.


ligne nenuphar
nymphaea alba2

Com­men­taires

Ndoshta
# Ndoshta 14-​01-​2017 20:03
Bon­jour Dame.
La posolo­gie que vous sug­gérez est trop intense en ce qui con­cerne le rhi­zome. Réduisez de moitié et deux prises suf­firont.
Aban­don­nez égale­ment les 3 dernières indi­ca­tions, l’incidence est par trop indi­recte.
Le lotus blanc et le jaune sont des Forceurs et la douceur qu’on leur prête est féline.
Soyez assurée qu’elle n’est qu’apparente. Ils agis­sent sur le sys­tème nerveux cen­tral, et la per­sonne qui en use doit être musi­ci­enne avérée pour jouer sur le clavier du sys­tème nerveux cen­tral, car cela va de l’apaisement de ardeurs incon­trôlées à une démesure qui obstrue les synapses et con­damne à un ciment dos­able, irréversible et dia­ble­ment sordide.
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Hiérabotanê
# Hiérab­otanê 03-​02-​2017 15:29
Cher Ndoshta,
Pour avoir testé moi-​même le rhi­zome dans des doses net­te­ment supérieures à celles pré­con­isées par Jean Val­net, je n’ai rien remar­qué d’irréversible ou de sor­dide sur mes synapses.
Quant aux trois autres indi­ca­tions : Dysen­terie, toux, cystites-​néphrites, je préfère les con­server. Même s’il s’agit d’indications apparem­ment sec­ondaires, elles sont don­nées par Jean Val­net qui pré­cise dans son livre Phy­tothérapie, que : «Des travaux japon­ais sur les alcaloïdes du Nuphar Japon­icum sem­bleraient prou­ver que cer­tains ont des pro­priétés bac­tério­sta­tiques con­tre le Bacille de Koch». Le nénuphar sem­ble donc avoir un spec­tre d’action allant au-​delà de ses pro­priétés calmantes.
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Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.