Pré­cis de Magie Végé­tale

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L’huile de millepertuis

Voici ma recette:

Je cueille le milleper­tuis, au sol­stice d’été (21 juin), entre 9h et 15h, afin de laisser aux fleurs du jour le temps de s’épanouir et qu’elles ne soient pas encore fanées.

Je ne prélève que les fleurs et non les som­mités fleuries entières comme le recom­man­dent cer­taines recettes. Je les receuille dans un petit sac en toile et arrivée à la mai­son, je les mets tout de suite en bocal et je les recou­vre d’huile d’olive bio. Il faut 120g de fleurs pour 1 litre d’huile.

Puis je laisse macérer 40 jours aux rayons du soleil et de la lune.

Après fil­tra­tion, je la mets dans des petits fla­cons opaques afin que les débouchages et rebouchages suc­ces­sifs n’altèrent pas de trop les ver­tus de cette huile mirac­uleuse. Et je stocke dans un endroit frais à l’abris de la lumière.

Milleper­tuis

millepertuisHyper­icum per­fo­ra­tum — Hyper­i­cacée
Herbe de Saint Jean, Herbe aux Piqûres, Chasse Dia­bles (fuga doe­mo­nium), Prozac Naturel, Herbe aux Mille Trous, Herbe Percée

Le milleper­tuis est une jolie plante vivace aux fleurs jaune d’or qui pousse sur les bords des chemins et dans les prés ensoleil­lés. Elle peut attein­dre 80cm de haut.

Au Moyen Âge, les doctes savants lui avaient donné le nom de Fuga doe­mo­nium (chasse dia­ble) parce qu’ils lui attribuaient le pou­voir d’éloigner les esprits dia­boliques ainsi que les sor­cières (et aussi le mau­vais temps). Or, au Moyen Âge la dépres­sion et les autres trou­bles men­taux étaient con­sid­érés comme des formes de pos­ses­sion diabolique.

Le milleper­tuis est util­isé pour ses pro­priétés thérapeu­tiques depuis plus de 3 000 ans (il est cité dans des man­u­scrits perses antiques).

Il a d’abord été employé en usage externe pour accélérer la guéri­son des plaies. Puis, et des écrits de Dioscoride, Galien, Pline l’Ancien, Hip­pocrate et bien plus tard de Paracelse l’attestent, usages externes et usages internes sont en vogue: le baume et l’huile de milleper­tuis sont util­isés pour le traite­ment des brûlures ou des mor­sures de ser­pents ven­imeux, et le traite­ment des plaies (au Grand Siè­cle, le milleper­tuis entr­era dans la com­po­si­tion des nom­breuses eaux d’arquebusade, des­tinée en pre­mier lieu à soigner les blessures dues aux arquebuses);

l’huile encore pour le soulage­ment des prob­lèmes diges­tifs tels que les ulcères, les gas­trites, les nausées et la diar­rhée (à rai­son d’une cuillerée à thé, à pren­dre à jeun, matin et soir) ;

l’huile tou­jours pour les prob­lèmes uri­naires, les douleurs men­stru­elles, l’anémie, les par­a­sitoses intesti­nales, les hémorroïdes;

l’huile tiède enfin et en lave­ment à garder toute la nuit s’il vous plait pour les inflam­ma­tions du côlon…

Enfin, pen­dant des siè­cles, des médica­ments à base de milleper­tuis ont été util­isés pour le traite­ment de la névral­gie du sci­a­tique, de l’énurésie, de la dépres­sion, de l’insomnie et des trou­bles de l’humeur asso­ciés à la ménopause.

En homéopathie, outre son util­i­sa­tion en anti­dé­presseur, le milleper­tuis est pre­scrit pour ses pro­priétés cura­tives et anti­sep­tiques et sa capac­ité à amol­lir la peau.

Mal­gré tout cela, le milleper­tuis devait tomber aux oubli­ettes lors de l’avènement des médica­ments mod­ernes. Toute­fois, à la fin du 20ème siè­cle, le milleper­tuis a retrouvé ses défenseurs et en Alle­magne, le milleper­tuis est l’antidépresseur le plus utilisé.

Chaque année, il représente plus de la moitié des six mil­lions d’antidépresseurs pre­scrits, toutes mar­ques con­fon­dues, dans les cas de dépres­sions légères ou mod­érées (son util­i­sa­tion est exclue pour les cas de dépres­sion sévère). Cette envolée des pre­scrip­tions est liée à sa répu­ta­tion de « Prozac naturel ».

Il faut qua­tre à huit semaines avant que le milleper­tuis n’agisse, bien qu’on ne sache pas encore exacte­ment com­ment il agit.

Le prin­ci­pal ingré­di­ent actif est l’hypéricine, le pig­ment rouge con­tenu dans les vésicules de la fleur.

Plusieurs recherches clin­iques indiquent que le milleper­tuis est aussi effi­cace que les anti­dé­presseurs mod­ernes disponibles sur le marché pour traiter la dépres­sion légère ou mod­érée. Avec le milleper­tuis, les effets sec­ondaires seraient à peu près nuls lorsqu’il est con­sommé selon les recom­man­da­tions habituelles, soit une dose de 300 mg trois fois par jour. Pour la dépres­sion saison­nière liée au manque de lumière en péri­ode hiver­nale, les études menées ont égale­ment con­clu à une amélio­ra­tion de l’état des per­son­nes sous millepertuis.

Depuis, d’autres util­i­sa­tions tra­di­tion­nelles du milleper­tuis sont revues à la loupe et les études fleuris­sent avec des résul­tats encourageants.

Ainsi dans le traite­ment des trou­bles liés à la ménopause, une étude a mon­tré que le milleper­tuis avait enrayé ou soulagé de façon sig­ni­fica­tive les symp­tômes tels que bouf­fées de chaleur, tran­spi­ra­tion, pal­pi­ta­tions, étour­disse­ments chez env­i­ron 75 % des par­tic­i­pantes. Celles-​ci ont aussi rap­porté une amélio­ra­tion de leur bien-​être sex­uel. De même pour le syn­drome pré­men­struel : il a été mis en évi­dence chez quelques 70 % des femmes par­tic­i­pant à une autre étude une diminu­tion nette des symptômes.

Il sem­ble aussi que le milleper­tuis ait une effi­cac­ité dans le traite­ment du trou­ble obsessionnel-​compulsif. Le milleper­tuis soulagerait de manière sig­ni­fica­tive les symp­tômes de ce trou­ble de la personnalité.

Par­ties utilisées

Som­mités fleuries (juin-​septembre), feuilles

Pro­priétés

  • Top­ique (médica­ment appliqué à l’extérieur) vul­néraire (favorise la guéri­son des plaies) et antiputride
  • Stim­u­lant
  • Anti­dé­presseur
  • Apéri­tif, digestif
  • Astrin­gent (resserre les tis­sus, mod­ère les sécré­tions, cica­trise les plaies en prévenant l’inflammation)
  • Anti-​acide gas­trique ? Diuré­tique (favorise la pro­duc­tion des urines, élim­ine l’acide urique)
  • Bal­samique (sub­stance odor­ante, chargée de baume et résines, adouci muqueuses respiratoires)
  • Ver­mifuge
  • Fébrifuge (com­bat la fièvre)

Appli­ca­tions

  • Usage interne

    • Bron­chites, affec­tions pul­monaires, Asthme
    • Dys­pep­sies atoniques
    • Diar­rhées
    • Cys­tites
    • Con­ges­tion hépatique
    • Pertes blanches
    • Fièvres inter­mi­tentes
    • Affec­tions d’origine médulaire
    • Névrites
    • Insuff­i­sance circulatoire
    • Artérite oblitérante
    • Mal­adies infec­tieuses infantiles
    • Olig­uries
  • Usage externe

    • Plaies, brûlures, ulcères de jambes

  • Mode d’emploi en usage interne

    • Infu­sion : 15 à 30 g de som­mités fleuries pour un litre d’eau. 3 à 4 tasses par jour (pour les enfants, diluer en fonc­tion de l’âge)
    • Mélange pour bron­chites, asthme, cys­tites : milleper­tuis lierre ter­restre à par­ties égales racine d’auné Une cuillerée à dessert dans une tasse d’eau bouil­lante. Infuser 10mn. 3 tasses par jour, avant ou entre les repas.
    • Dépres­sion : Les lab­o­ra­toires Fenioux com­mer­cialisent l’extrait de milleper­tuis sous le nom de milleper­tuis fort, qui apporte 150 mg d’extrait de milleper­tuis et 100mg de poudre totale par gélule (soit 0,5 mg d’hypericine par gélule). On utilise générale­ment 3 à 6 gélules de milleper­tuis fort en 3 prises.
  • Mode d’emploi en usage externe

    • Huile pré­parée avec : som­mités fleuries fraîches de milleper­tuis 500G huile d’olive 1 litre vin blanc 500g Laisser macérer 5 jours. Faire bouil­lir au bain marie jusqu’à con­somp­tion du vin. Pour imbiber des com­presses de gaze (plaies, brûlures, ulcères) En fric­tions : Névral­gies rhu­ma­tismales (con­server cette huile dans des petits fla­cons de 20g pour éviter l’altération qu’entrainent les débouchages répétés)
    • Ou une poignée de plante coupée dans un demi-​litre d’huile. Au bain marie bouil­lant pen­dant 2 heures. Passer à tra­vers un linge.
    • En Provence, on fait macérer le milleper­tuis dans de l’huile d’olive qu’on expose au soleil et à la lune pen­dant 40 jours pour soigner les brûlures, les ecchy­moses, les coups de soleil.
    • Au moyen âge, les blessures de com­bat (coups de lance, d’épée, étaient soignées à l’aide d’un cat­a­plasme de plante fraîche, directe­ment appliqué dans la plaie.


L’anti-déprime végé­tal

Extrait du com­mu­niqué des Lab­o­ra­toires Fenioux
dans le numéro 151 des Cahiers de Bio­thérapie, avril-​mai 1998

Usage homéopathique

Hyper­icum est bien connu en homéopathie comme remède des nerfs arrachés, con­tu­sion­nés, c’est l’arnica des nerfs. Il agit sur le sys­tème nerveux cen­tral, surtout médul­laire (con­trac­tures mus­cu­laires) et les nerfs périphériques, avec hyper­sen­si­bil­ité douloureuse. Il est util­isé dans les états dépres­sifs avec pros­tra­tion et trem­ble­ments (après un trau­ma­tisme nerveux) et épuise­ment général.

Le mode d’action du milleper­tuis n’est pas connu avec exac­ti­tude. Plusieurs mécan­ismes ont été mis en évi­dence in vitro. Ils cor­re­spon­dent aux actions au niveau des synapses des cel­lules nerveuses qui sont égale­ment étudiées pour les molécules chim­iques anti­dé­presseurs : ? activ­ité IMAO (Inhibi­trice de la Mono Amine Oxy­dase) empêchant la dégra­da­tion enzy­ma­tique des neuro-​transmetteurs ? activ­ité IRSN (Inhibi­trice de la Recap­ture de la Séro­to­nine et de la Noradrénaline

La mise en évi­dence récente de la méla­to­nine dans le milleper­tuis représente une étape impor­tante. Le milleper­tuis a la fac­ulté de favoriser la pro­duc­tion de méla­to­nine par l’épyphise du cerveau ou glande pinéale. Cette hor­mone pro­duite en plus grande quan­tité la nuit, joue un rôle con­sid­érable dans la régu­la­tion des rythmes biologiques.

Études clin­iques

Elles sont nom­breuses, por­tent sur le milleper­tuis sous forme d’extrait et con­cer­nent les dépres­sions moyennes à mod­érées. L’extrait de milleper­tuis s’est mon­tré sig­ni­fica­tive­ment supérieur au placebo et sim­i­laire aux anti­dé­presseurs chim­iques. Les taux d’abandon de traite­ment sont excep­tion­nelle­ment faibles, il est de sur­croît mieux toléré que les médica­ments et n’engendre pas d’accoutumance.

Dose opti­male : Il faut bien noter que seul l’extrait de milleper­tuis a fait l’objet d’études clin­iques validées. La dose usuelle retenue est de 300mg tiré à O,3% d’hypéricine, 3 fois par jour (soit 2,7mg d’hypéricine). Les experts remar­quent que la plu­part des pro­duits actuelle­ment com­mer­cial­isés sous forme de jus, huile, tein­ture mère ou poudre con­ti­en­nent des con­cen­tra­tions trop faibles d’hypéricine (moins de 0,2mg) ce qui rend la plante impuis­sante. Les effets du milleper­tuis appa­rais­sent lente­ment. Ce n’est qu’après 2 à 3 semaines que les pre­miers résul­tats se man­i­fes­tent. Le traite­ment doit être pour­suivi pen­dant 2 à 3 mois au moins.

L’extrait de milleper­tuis est util­isé pour :

  • améliorer l’état dépressif
  • con­trôler les trou­bles de l’humeur
  • favoriser le tonus psychique
  • amener une sen­sa­tion de bien-​être
  • favoriser l’endormissement et réguler le sommeil
  • dimin­uer les prob­lèmes d’inadaptation à la vie moderne
  • apporter un effet cal­mant et équilibrant
  • favoriser une meilleure ges­tion du stress, des soucis, des prob­lèmes de la vie
  • réduire la fatigue due au décalage horaire (tra­vail de nuit, avion)


Com­ment utiliser tra­di­tion­nelle­ment le millepertuis ?

Les par­ties util­isées sont les som­mités fleuries et les jeunes feuilles entourant les inflorescences.

La récolte est ensuite fine­ment coupée et séchée sur une toile mous­ti­quaire mon­tée sur un cadre, à l’abri de la lumière et de l’humidité, ou dans un four réglé à très basse tem­péra­ture, porte entrou­verte, pen­dant 4 à 6 heures.

L’infusion se pré­pare à rai­son de 15g de som­mités fleuries pour un litre d’eau. Pren­dre 3 ou 4 tasses par jour. L’infusion est util­isée pour l’anxiété, la dépres­sion, l’agitation nerveuse.

Avec le lierre ter­restre et l’aunée, vous pré­par­erez cet automne une excel­lente tisane con­tre la bronchite.

L’huile de milleper­tuis s’obtient en lais­sant macérer pen­dant trois ou qua­tre jours de som­mités fleuries fraîches et con­cassées dans un demi-​litre d’huile d’olive mélangée avec de vin blanc. Faire ensuite bouil­lir au bain-​marie jusqu’à ce que le vin soit totale­ment éva­poré. L’huile qui reste est d’une belle couleur rouge sang et peut être util­isée en com­presses et panse­ments sur les plaies, les ulcères, les brûlures ainsi que pour calmer les douleurs des artic­u­la­tions et de la goutte (dans ce cas, fric­tion­ner), pour cica­triser les blessures légères et les brûlures.

L’huile peut égale­ment être util­isée con­tre la dys­pep­sie à rai­son d’une cuiller à café matin et soir à jeun.

La tein­ture de milleper­tuis est obtenue avec de som­mités fleuries broyées, macérées pen­dant 10 jours dans d’alcool à 700. Fil­trer et con­server dans un fla­con foncé muni de compte-​gouttes. Pren­dre de 8 à 10 gouttes deux ou trois fois par jour. La tein­ture est employée con­tre les col­iques, plaies et ulcères internes et externes.

En avaler 2 cuil­lérées à café dans les douleurs et en appli­quer directe­ment sur la plaie avec une compresse.

La poudre de milleper­tuis est pro­duite en pilant au mortier une cer­taine quan­tité de som­mités fleuries et pren­dre d’une demi à une cuillerée à café de cette poudre une ou deux fois par jour.

Risques

Comme tout pro­duit médic­i­nal, le milleper­tuis ne s’emploie pas sans pré­cau­tions et il existe des contre-​indications.

D’abord, cer­taines per­son­nes peu­vent se plain­dre de maux d’estomac. C’est pourquoi on con­seille de le pren­dre au moment des repas.

Ensuite, il existe des cas de pho­to­sen­si­bil­i­sa­tion. La plante con­tient une tox­ine activée par l’exposition à la lumière du soleil : les points sous les feuilles con­ti­en­nent une sub­stance flu­o­res­cente rougeâtre qui lorsqu’elle est activée par les rayons ultra­vi­o­lets du soleil, peut causer des érup­tions cutanées, des tâches et d’autres irri­ta­tions chez les ani­maux qui se nour­ris­sent de la plante ou chez les per­son­nes qui utilisent un pro­duit médic­i­nal à base de milleper­tuis. Ces effets sont très rares chez l’homme, mais il con­vient d’éviter de con­som­mer du milleper­tuis avant un traite­ment aux ultraviolets.

Passer d’un anti­dé­presseur mod­erne au milleper­tuis ne se fait pas du jour au lende­main car le milleper­tuis peut inter­a­gir de manière dan­gereuse avec les anti­dé­presseurs mod­ernes que l’organisme met un cer­tain temps à élim­iner, il est recom­mandé d e ménager un inter­valle de temps entre les deux. De même, cesser un traite­ment au milleper­tuis ne se fait pas n’importe com­ment : il faut dimin­uer gradu­elle­ment les dosages de milleper­tuis durant une à deux semaines avant d’interrompre le traite­ment afin d’éviter un syn­drome de sevrage.

Large­ment plus embê­tant, le milleper­tuis diminue l’efficacité de cer­tains médica­ments dont les dosages dans le sang peu­vent lit­térale­ment s’effondrer avec les risques inhérents de nais­sance de souches résis­tantes de virus ou de rechute ou encore de rejet de greffe… Ainsi le milleper­tuis est vive­ment décon­seillé aux per­son­nes sous chimio­thérapie, sous traite­ment antirétro­vi­ral ou sous traite­ment suite à une greffe.

Le milleper­tuis ne fait pas bon ménage non plus des traite­ments anti­c­holestérol, des traite­ments des mal­adies car­diaques et des traite­ments anti­co­ag­u­lants. Il peut aussi inter­a­gir avec des traite­ments con­tre l’asthme, cer­tains anal­gésiques et même de sim­ples traite­ments con­tre la toux et la grippe !

Per­son­nelle­ment, je l’utilise régulière­ment en syn­ergie avec d’autres plantes mais jamais lorsqu’il m’arrive d’utiliser des molécules issues de l’industrie phar­ma­ceu­tique; ce qui est très rare (un peu de paracé­ta­mol de temps en temps).

Bref en un mot comme en cent, en cas de doute, il con­vient de con­sul­ter son médecin traitant.

Enfin, étant donné le manque de don­nées sur l’innocuité du milleper­tuis chez les femmes enceintes et celles qui allait­ent, ainsi que chez les enfants en bas âge, il est recom­mandé à ces per­son­nes d’éviter d’en prendre.

Com­men­taires

Delphine et Yoann
# Del­phine et Yoann 26-​06-​2017 20:13
Bon­jour, je souhait­erai savoir si l’on peut utiliser le milleper­tuis en arbuste pour ce genre de pré­pa­ra­tion, merci de votre réponse et merci pour ce site !
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Hiérabotanê
# Hiérab­otanê 28-​06-​2017 16:15
Merci de me poser cette ques­tion. En cher­chant sur le web, j’ai vu que l’hypericum androsae­mum (androsème offic­i­nale) avait autre­fois une grande répu­ta­tion en qual­ité de plante médic­i­nale.
Voici ce que j’ai trouvé dans mon vieux dic­tio­n­naire des sci­ences médi­cales : Plante indigène ♃ de nos con­trées, qui ne dif­fère que des hyper­icum, genre dont on l’a dis­traite, que par des fruits en baies au lieu de cap­sules; ces fruits sont pur­gat­ifs, la plante passe pour vul­néraire; les feuilles sont usitées dans quelques local­ités en cat­a­plasmes sur les brûlures et pour arrêter les hémorragies.
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celine
# celine 09-​07-​2017 17:26
Bon­jour,
Je suis actuelle­ment en for­ma­tion her­boris­terie.
Notre for­ma­trice nous a bien pré­cisé que le milleper­tuis orne­men­tal ne con­te­nait pas les même principes act­ifs que le milleper­tuis médic­i­nale, et donc de ne pas l’utiliser.
De plus, il existe plusieurs var­iétés de milleper­tuis, dont cer­taines à ne pas util­isées du tout, cela peut-​être dangereux.
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Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.