Pré­cis de Magie Végé­tale

La Magie est l’étude et la pra­tique du maniement des forces secrètes de la Nature

Gui

guiVis­cum Album
Bois de Sainte Croix, Ver­quet, Blondeau, Bou­chon, Vert de Pom­mier
Loran­thacée

«On recueil­lait le gui dans un linge blanc. La cueil­lette ter­minée, on sac­ri­fi­ait de jeunes tau­reaux blancs» Le rit­uel décrit par Pline se rap­porte très prob­a­ble­ment à la fête de novem­bre qui mar­que le début de l’année cel­tique et cela cor­re­spond au sym­bol­isme d’immortalité et de régénéra­tion du gui. Parce-qu’il est en com­plet épanouisse­ment au sol­stice d’hiver, quand la nature som­meille sous la neige, le druide con­sid­érait le gui comme une man­i­fes­ta­tion végé­tale excep­tion­nelle et digne d’honorer ses dieux.

Les druides n’ignoraient pas que cette plante freine et par­fois guérit cer­taines tumeurs. La can­cérolo­gie mod­erne recon­nait ce pou­voir et par­fois n’hésite pas à recourir à des injec­tions intra-​musculaires à base de cer­tains vis­cum album.

Il sem­ble que le gui pos­sède la pro­priété de stim­uler le sys­tème de défense dans son ensem­ble, en agis­sant en par­ti­c­ulier sur le thy­mus. Les feuilles et les rameaux pré­parés en infu­sion pos­sè­dent des pro­priétés hypoten­sives. L’acoolat de gui, judi­cieuse­ment dosé, donne des résul­tats sou­vent remar­quables (affec­tions du coeur, trou­bles vaso-​moteursbet con­ges­tifs, hyper­ten­sion, etc…)

Employé en sim­ple tisane, il est un bon adju­vant hypotenseur et un dépu­ratif du sang.

D’après Pline: «Les Gaulois croient que le gui pris en bois­son (eau de chêne) donne la fécon­dité et con­stitue un remède con­tre tous les poi­sons». Le gui était con­sid­éré comme l’eau de chêne. Etant son par­a­site, il suce la sève nourri­cière et féconde l’arbre en con­den­sant ses vertus

Par­ties utilisées

  • Feuilles et jeunes tiges (le gui du poirier et celui du pom­mier seraient les plus efficaces)
  • Les tiges et les feuilles de gui sont récoltés fin octo­bre, séchées en bou­quet, puis éventuelle­ment réduites en poudre pour être con­servées dans un récip­i­ent où ne pénètre pas la lumière et très bien fermé.

Pro­priétés en usage interne

  • Vaso-​dilatateur
  • Hypotenseur
  • Anti-​spasmodique
  • Diuré­tique, élim­i­na­teur de l’urée
  • Décon­ges­tif
  • Anti-​cancer

Appli­ca­tions

  • Athérosclérose
  • Hyper­ten­sion et ses trou­bles (ver­tiges, bour­don­nements d’oreille…)
  • Néphrite chronique, hémor­ra­gies congestives
  • Crises nerveuses, épilep­sie, con­vul­sions, danse de Saint Guy
  • Migraine
  • Albu­minie
  • Asthme, coqueluche
  • Ménopause et ses symp­tômes: pal­pi­ta­tions, tachy­cardie, trou­bles cir­cu­la­toires périphériques, dyspnée
  • Pro­sta­tisme, goutte
  • Can­cers
  • Pertes blances (en externe)
  • Algies rhu­ma­tismales, névrites, sci­a­tiques (en externe)

Usage interne

Infu­sion : 1 ou 2 pincées de feuilles coupées pour une tasse d’eau, bouil­lir et infuser 10mn. 2 tasses par jour entre les repas

Macéra­tion vineuse : 50g de plante fraîche pulpée dans un litre de vin blanc sec. Macérer pen­dant au moins 10 jours. Le traite­ment est d’un verre par jour en 2 fois avant les repas. Ceci est effi­cace pour lut­ter con­tre les trou­bles de la ménopause — tels que pal­pi­ta­tions, essou­fle­ments et trou­bles res­pi­ra­toires — mais aussi con­tre l’alcoolisme (cure de 15 jours).

Les rhu­ma­tismes, la sci­a­tique, la goutte, sont soulagés par des cat­a­plasmes de feuilles fraîches et de fruits pilés.

Macéra­tion aque­use : 20g de feuilles de gui séchées et frac­tion­nées dans une pinte (1/​2 litre) d’eau froide; laisser toute une nuit puis tamiser. L’artériosclérose, l’asthme con­vul­sif, la toux coquelucheuse, la jau­nisse, sont traités à rai­son de 3 ou 4 tasses par jour; les hémor­ra­gies con­ges­tives, saigne­ments de nez et hémor­ra­gies intesti­nales, à rai­son d’une tasse prise au moment de l’accident; l’hypertension et ses man­i­fes­ta­tions (maux de tête, cram­pes, ver­tiges, oppres­sion, gène car­diaque), les trou­bles nerveux (épilep­sie, spasmes, con­vul­sions) et ceux de la ménopause, de 3 ou 4 tasse par jour.

Décoc­tion : 20 à 30g de feuilles de gui séchées et frac­tion­nées dans deux pintes d’eau froide. Faire bouil­lir pen­dant 2mn et infuser 10mn. Tamiser et sucrer au miel. Soigne l’albumine (2 tasses par jour entre les repas), les angelures (la décoc­tion tiède dans laque­lle les mains sont longue­ment plongées, décon­ges­tionne et évite les crevasses)

On peut aussi sécher du gui (au four par exem­ple), le met­tre en poudre très sub­tile, passer cette poudre au tamis et la con­server. Tous les trois dernier jours de la lune nou­velles, il faut pren­dre le poids d’un écu d’or de cette poudre, la faire trem­per une nuit entière dans un demi verre de vin blanc et avaler chaque matin ce vin avec la poudre. Et réiter la dose pen­dant 3 jours. C’est un remède con­tre le «haut-​mal» ou «mal caduc» (épilep­sie) et tous les autres maux qui relèvent du gui.

Usage externe

L’infusion des baies est recom­mandée en injec­tion vagi­nale pour soigner les affec­tions géni­tales féminines bégnines, les pertes blanches.

Une poignée pour 1l d’eau. Bouil­lir 1/​4 d’heure. En injec­tion dans les leu­c­or­rhées, en cat­a­plasme dans les algies rhu­ma­tismales, névrites, sciatiques.

Autre­fois, les cat­a­plasmes de gui étaient employés con­tre les engelures et les crevasses des mains.

Médecine vétéri­naire

Le gui est un excel­lent four­rage, riche en azote. De ce fait, il per­met d’augmenter la quan­tité et la qual­ité du lait chez les vaches laitières et les chèvres. Il ne faut cepen­dant pas oublier la tox­i­c­ité des baies et veiller à ne dis­tribuer que des rameaux privés de fuits.

Ses feuilles peu­vent aussi être util­isées comme légume vert.

Risques

Les baies sont toxiques

Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.