Pré­cis de Magie Végé­tale

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Bouil­lon Blanc

bouillon-blancVer­bas­cum thap­sus — Scro­fu­lar­i­aceae
Molène, Cierge de Notre-​Dame, Fleur de grand chan­de­lier, Blanc de mai, Bon­homme, Herbe du Saint Fiacre, Queue de loup, Herbe de Saint Cloud

Sous le nom com­mun de « bouil­lon blanc », on con­fond sou­vent 3 ou 4 espèces de ver­bas­cum, ce qui ne porte pas à con­séquence, car les pro­priétés, des uns aux autres sont les mêmes. Générale­ment la plante se présente comme un cierge ; la tige, non ram­i­fiée, est gar­nie de fleurs sur son tiers supérieur et de larges feuilles coton­neuses à la base. La plante est mellifère.

Pline con­seil­lait l’emploie du bouillon-​blanc dans le cas delé­sions ou d’irritations pul­monaires. C’est une bonne plante béchique ainsi qu’un adoucis­sant efficace.

Il con­vient néan­m­moins de recom­man­der à quiconque veut boire une infu­sion de mol­lène, de bien la fil­trer au préal­able au tra­vers d’un linge fin, afin de retenir les poils provenant du cal­ice ou des éta­mines, qui irrit­eraient la gorge et les voie digestives.

Outre les fleurs qui entrent dans la com­po­si­tion de la « tisane des qua­tre fleurs », on a util­isé autre­fois les feuilles pour fab­ri­quer des mèches de lam­pes à huile, et les ham­pes flo­rales pour le chauffages des fours de boulanger.

Par­ties utilisées

Fleurs réduites à la corolle et à l’androcée, feuille

Séchage rapide en couche mince pour éviter le brunissement

Orig­ines

Lieux incultes, Europe (intro­duit en Afrique et en Amérique du Nord)

Pro­priétés en usage interne

  • Anti-​inflammatoire léger
  • émol­lient (Mucilage)
  • Régu­la­teur du tran­sit intestinal
  • Ichty­otox­ique (tox­ique pour les pois­sons): Sapono­sides triterpéniques
  • Béchique, pec­toral, émol­lient, diuré­tique, sudori­fique, légère­ment narcotique

Appli­ca­tions

  • Emol­lient (espèce pectorale)et affec­tions rhinopharyngées
  • Fleurs : infusé 10 g/l,15 mn, fil­trer oblig­a­toire­ment à tra­vers une éta­mine pour enlever les poils irritants,250 à 500 ml/​jour
  • Feuilles : infusé 20 g/​litre, 15 mn
  • En lave­ment dans les irri­ta­tions de la muqueuse intestinale
  • Tra­chéites, angines, bron­chites aigues et chroniques, asthme
  • diar­rhées douloureuses, hémor­roïdes, cys­tites, dermatoses
  • En cat­a­plasme dans les affec­tions cutanées : furon­cles, ulcères atones, brûlures, dartres
  • Infu­sion de fleurs : une poignée par litre d’eau, infuser 10mn, passer à tra­vers du coton hydrophyle pour retenir les poils des pétales, 3 tasses par jour, à jeun.
  • Décoc­tion con­cen­trée (usage externe) : 2 poignées de fleurs et feuilles pour 1l d’eau, bouil­lir 10mn. En lotion et fomen­ta­tion sur les ulcères douloureux. En lave­ment : diar­rhée, dysenterie
  • Cat­a­plasmes ou lotion : feuilles cuites dans du lait : furon­cles, dartres, ulcères atones, brûlures, hémor­roïdes. En même temps, boire 3 ver­res de cette décoc­tion pen­dant 3 jours.

Syn­ergiques : coqueli­cot, guimauve, mauve, tus­si­lage, vio­lette, pied de chat qui, avec le bouil­lon blanc, con­stituent la tisane dite des « qua­tre fleurs »

Médecine vétéri­naire

Con­tre la jau­nisse et la perte de poils asso­ciés au grattage : en lavement

La graine est un tox­ique pour les poissons

Risques

Graines ichty­otox­iques

l’infusion doit être filtrée

Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.