Pré­cis de Magie Végé­tale

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Armoise

armoiseArtemisia Vul­garis
Artémise, Armoise cit­ron­nelle, Remise, Couronne de Saint Jean, Cein­ture de Saint Jean, Herbe de Saint Jean, Herbe de feu, Herbe aux cent goûts, Tabac de Saint Pierre
Aster­aceae — Composées

C’est au bord des chemins forestiers, le long des ruis­seaux et des voies fer­rées, et même dans les maisons en ruines, que poussent les touffes d’armoise. Cette plante vivace sem­blable à l’absinthe s’en dis­tingue par ses feuilles qui ne sont velues que dessous.

Il sem­ble que l’artemisia tant van­tée par les médecins de l’antiquité n’était pas l’amoise com­mune, mais au Moyen-​Age c’est bien elle. L’ermoize du poète Rute­beuf util­isée plus tard par Ambroise Paré.

La médecine extrème ori­en­tale emploie une espèce d’armoise pour la mox­i­bus­tion, tech­nique voi­sine de l’acupunture qui con­siste à enflam­mer des petits tas de feuilles placées en des points pré­cis du corps.

Longtemps util­isée pour guérir l’épilepsie et la danse de Saint Guy, la plante est encore employée dans les cam­pagne pour son action sur l’organisme féminin, pro­priété com­mune à toutes les plantes patron­nées par la déesse Artémis.

L’usage de l’armoise, dans l’insuffisance des règle, syn­drômes épilep­tiques de la jeune fille, donne générale­ment de bons résultats.

A la ferme, sus­pendue en bou­quet dans les éta­bles et les écuries, l’armoise attire les mouches et en délivre ainsi les animaux.

On pré­tendait autre­fois que des feuilles d’armoise mises dans les chaus­sures le matin, per­me­t­taient de faire des kilo­mètres sans fatigue. Con­servée dans la mai­son, elle pas­sait pour repousser les mau­vais esprits.

Par­ties Utilisées

  • Feuilles et som­mités fleuries (juillet-​octobre), racines (octobre)
  • Huile essen­tielle en petite quantité
  • Réduire en poudre (som­mités et feuilles), sécher au four (racine)

Orig­ines

Pousse sur les ter­rains incultes, le long des ruisseaux

Pro­priétés en Usage Interne

  • Régu­la­trice du cycle menstruel
  • Anti­spas­mod­ique , anti-​épileptique
  • Tonique de printemps
  • Emme­na­gogue
  • Fébrifuge, tonique, vermifuge

Appli­ca­tions

  • Absence de règles liée à l’anémie, au lym­phatisme, à la chlorose
  • Ver­tiges et lipothymie
  • Epilep­sie (et acci­dents épilep­ti­formes des jeunes filles à l’approche de la puberté)
  • Trou­bles nerveux (danse de Saint Guy, hystérie)
  • Vom­isse­ments nerveux chroniques
  • Dys­pep­sies
  • Con­vul­sions infantiles
  • Névral­gies liées à des trou­bles menstruels

Huile Essen­tielle : pro­priété régu­la­trice du cycle men­struel et des règles

Infu­sion anti­spas­mod­ique : 10g/​l, 15 mm ; 50ml par jour

Som­mités fleuries : infu­sion de 10 à 15g par litre, infuser 15mn, trois tasses par jour entre les repas (amén­or­rhées, ver­tiges, spasmes)

Dans l’aménorrhée : pren­dre pen­dant les 10 jours qui précè­dent l’époque des règles (serait plus effi­cace en asso­ci­a­tion avec la men­the poouliot et l’aurone male)

Racine : 50g de racine pul­vérisée dans 50g de miel, 4 càc par jour (épilepsie)

Poudre de racine : 2à4g dans un liq­uide chaud (affec­tions nerveuses)

Poudre de feuilles : 4 à 12g par jour dans un liq­uide chaud

Cat­a­plasme de feuilles et som­mités fleuries : sur le bas ven­tre: accélèrent la délivrance et facilite l’expulsion des cail­lots dans les règles dif­fi­ciles (don­ner égale­ment une infu­sion d’armoise)

En infu­sion à par­ties égales avec la bourse à pas­teur (30 à 40g de chaque poour 1l d’eau), calme les règles douloureuses et trop abondantes

Médecine Vétéri­naire

  • Indi­ges­tion d’eau froide des bovins (en bois­son : urine d’homme, 6 têtes d’ail pilées, 2 pincées d’absinthe, 1 demi poignée de sel)
  • Plante pour les lap­ins convalescents
  • Décoc­tion con­tre les puces de chien, piqûres d’insectes, favorise les chaleurs des chiennes
  • Dans com­po­si­tion du baume tran­quille con­tre l’indigestion aiguë des ruminants
  • Bou­chon d’absinthe fraîche con­tre l’indigestion par sur­charge et con­tre la météorisation
  • Tonique et eupep­tique ? bou­chon d’absinthe fraîche
  • Homéopathie : vermifuge

Risques

A forte dose, risque de lésions hépa­tiques et rénales et est convulsivante

Inter­dite aux femmes enceintes

Le pollen est allergisant

Aver­tisse­ment : Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phytothérapeute.